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Emmanuel Davidenkoff (journaliste pour France Info) met l'accent cette semaine sur un sujet qui me révolte (sans aucune véritable raison avérée !) : la génération SMS et l'ORTHOGRAPHE.
Une première étude officielle sortant tout droit des ordinateurs de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, du ministère de l'Education nationale (1) montre que sur un texte de dix lignes, 26% des élèves faisaient plus de quinze erreurs en 1987 et qu'ils étaient 46% en 2007.
Une seconde étude (officieuse cette fois) porte sur les lycéens. L'association "Sauver les lettres", sur le même protocole qu'en 2000 et 2004, demande à des professeurs de soumettre leurs élèves de seconde à l'épreuve du brevet des collèges de 1976, et sutout d'appliquer dans toute sa rigueur le brarème qui était alors en vigueur.
Résultat : 58% de zéro et 14% d'élèves seulement au-dessus de la moyenne.
(1) Etude mesurant les performances des élèves de CM2 à vingt ans sur la période 1987 à 2007.
PS : moi aussi, parfois, je fais des fautes d'orthographe, souvent d'inattention, mais aussi parce que certaines régles ne sont jamais entrées dans ma petite tête de linotte, mais bon, il ne faut pas exagérer. On aura beau dire ce que l'on veut sur les nouvelles méthodes d'enseignement, sur le manque d'effectif, sur l'apparition du langage SMS etc... c'est un plantage magistral.
Sans avoir la certitude d'arriver au bout des 1300 pages... tellement c'est rébarbatif.
Pourtant il le dit dés le début; "si ceci où celà ne vous parle pas", arrêtez tout de suite !
Par curiosité, j'ai continué, mais au bout d'une centaine de pages, je préssent que ça
ne va pas me plaire...
Certainement, quelqu'un d'ici l'a lu, est-ce que ça vaut le coup de persister ???
Il est rare que je refasse un article sur une lecture, mais voilà ...
Au même titre que le précédent livre de Philippe Mezescaze (lu il y a un an et demi Qalamour) je suis à nouveau séduit par son style si fin, si délicat et par la teneur de son récit. Aussi dur soit-il, puisqu'il y est question de la mémoire de ses morts intimes, l'auteur nous plonge au plus profond des ses souvenirs les plus secrets, sans pudeur et dans la plus grande simplicité. Naturellement, ses souvenirs sont nôtres trés vite tellement Mezescaze à l'art de nous plonger dans son univers... Nous sommes au Caire à sa place, ou à La Rochelle avec lui, ou ailleurs, peu importe, car ses amis nous deviennent si familiers, que lorsqu'ils nous quittent, nous souffrons aussi. Evidemment, pour nous, il n'est question que d'un roman, mais pour l'auteur, tout roman qu'il soit, est auto-biographique. Alors forcément, lorsque l'on arrive (beaucoup trop vite, hélas !) au dernier mot de la dernière phrase de la dernière page de ce très beau livre, on a une grande sympathie pour celui qui a une écriture si subtile.
Le narrateur, lauréat d’une bourse de voyage, choisit pour quelques mois de
séjourner en Egypte. Et plutôt que de rapporter le récit convenu du voyageur,
il décide d’inviter la mémoire de ses morts intimes au Caire: le premier mort
de l’enfance, un vieillard sans visage, le premier amour d’adolescence, Hervé
Guibert, à La Rochelle, et plus tard l’amitié de Roland Barthes, d’autres amis,
d’autres amants, ses parents.
L’ironie fataliste et la mélancolie fêlée des Egyptiens accueillent le mémento
intime et offrent un reflet amical à ce portrait finalement sans concession d’une
certaine génération occidentale.
On n’oubliera pas non plus les portraits égyptiens de Denis Dailleux, vigies
bienveillantes postées en tête de chaque chapitre et la belle photographie
d’Hervé Guibert adolescent qui termine le livre.
Philippe Mezescaze vit à Paris, il arrive qu’il voyage,
De l’eau glacée contre les miroirs est son septième roman.
Moi qui avait déjà été séduit hier par la lumière de "Et après"
je dois dire que là... elle n’en est pas moins époustouflante !!!
Manifestement Nuri Bilge Ceylan (que je ne connaissais pas)
a son public, et je pense que je serai dorénavant de celui-là...
Servi par un trio d’acteurs hors normes, tout se dit dans les
silences, se devine dans les regards et s’avoue dans les gestes…
Tels les trois singes de la sagesse, le non-dit est de mise et crée
une ambiance électrique dans cette famille où tout va de travers.
Un regard de trop, un téléphone qui sonne malencontreusement,
Une cigarette dans un cendrier et la tragédie couve à feu doux
avant d’éclater dans les heurts et les soubresauts. Tout cela est
âpre, dur, violent mais profondément juste. Ici, le doute est une
angoisse et l’angoisse se traduit dans la fulgurance des affrontements.
La merveille est dans l'instant, on la découvre toujours trop tard...
Tel n'est pas le cas en allant voir ce film.
Malgré des critiques unanimement assassines, Gilles Bourdos ne nous livre pas un film,
mais nous fait un véritable cadeau. Cette magnifique histoire de G. Musso à l'ambiance
poétique et dramatique nous plonge dés les première minutes dans un univers unique...
D'abord, il y a Romain Duris, tour à tour, noir, résigné et inquiet...
Puis John Malkovich plus mystérieux et enigmatique que jamais !
Evangéline Lilly en belle blessée, meurtrie, aimante et amoureuse.
( Dont c'est le 1er long métrage depuis son rôle de Kate dans Lost )
Pascale Bussières ( notre Becky Walters, du "coeur à ses raisons" )
l'amie que l'on cherche à protéger, l' innocente touchante victime.
Et enfin, Daniel Thompson dans un rôle particulièrement difficile.
Donc un casting d'enfer où chacun est impeccablement à sa place.
Puis il y a cet esthétisme constant et envoutant créé par Mark Lee
qui nous offre un New York géométriquement beau, des prises de
vue sous des angles surprenants, des lignes infinies et tranparentes.
Puis ce désert de sel, au Nouveau Mexique, aux couleurs saturées,
territoire de vérités, d'aveux, de réflexions... Hors de tout temps...
Enfin la maison, la nature, la vie, l'eau, un havre de paix passé et...
Aussi grave soit-il, puisqu'il est question de mort imminente,
le sujet est brillamment abordé avec subtilité et délicatesse, et
magnifiquement mis en valeur par une musique de A. Desplat.
Assurément le meilleur film que j'ai pu voir en ce début d'année !
Il y a des jours comme ça, où l'on prend des gros risques,
en ayant conscience que soit ça passe, ou soit ça casse...
Il y a des jours comme hier où ça passe, comme dans un
film totalement improbable et l'on se dit "J'y crois pas !"
Il y a des jours comme aujourd'hui où je me dit que j'ai
beaucoup de chance, et j'en mesure toute l'ampleur...
mais aussi où je mesure l'ampleur de ce que ça aurait
pu engendrer si ça n'était pas passé.
Au bout du compte la soirée fut excellente et à tel point
surprenante que je suis rentré à 6h du mat...
un peu défait.
Citez votre scène favorite de l'un de vos films préférés.
- Tu descends au fond de la mer, trés loin.
Si loin que le bleu n'existe plus.
Là, où le ciel n'est plus qu'un souvenir.
Une fois que tu es là, dans le silence, tu y restes.
Et si tu decides que tu veux mourir pour elles,
rester avec elles pour l'éternité, alors,
elles viennent vers toi et jugent l'amour que tu leur portes.
S'il est sincére, s'il est pur, et si tu leur plais,
alors elles t'emmèneront pour toujours.
Bon, c'est pas trop mal !
Bien que le film fasse 2h35
1/ Je ne me suis pas endormi !
2/ Je n'ai pas trouvé ça ennuyeux, juste un peu long.
Cela dit, ce n'est pas non plus un trés grand film comme ceux qui rentrent dans l'histoire.
Au début on se demande où l'on est... Dans un western, un film comique ou un film pour
enfant. C'est un peu tout ça en fait, avec un peu d'amour et de guerre en plus ! Et même
un trop léger message (pour être sérieux) sur la condition aborigène passée, présente...
Finalement, vu que l'on sait que ça va durer plusieurs heures, on se laisse guider, quitte à
partir si au bout d'1 heure si c'est... Et puis, à l'apparition furtive du premier kangourou,
on se dit que, il pourrait y avoir des surprises...
Bon, le reste est bien fait : les acteurs sont bien à leur place, des paysages à donner
envie que l'Australie soit plus prés (même si ce sont des studios), la musique à tirer
des larmes quand il faut, une dose de sauvagerie et d'histoire d'amour...
Emballé, c'est pesé.
MAIS...
...c'est compter sans Hugh Jackman.
Déjà rien que de le voir c'est déjà quelque chose,
mais le voir faire sa toilette à la cow-boy en pleine brousse, s'en est une autre.
Là on comprend que le réalisateur a fait le (clip !) film, presque que pour ça.
Evidemment, dans ces conditions, 2h35 de film, c'est beaucoup trop court !
En plus, un cow-boy comme ça, qui se lave les dents avant d'aller se coucher,
j'en veux un tout de suite. On comprend mieux évidemment, aprés cette
démonstration pourquoi il a eu le titre de l'homme le plus sexy de la planète
en décembre dernier...
PS : J'allais oublier, Kidman n'est pas mal non plus...
La seule résolution que j'ai pris cette année (c'est à dire une de plus que l'an dernier !)
est d'aller plus souvent au cinoche. Ca ne va pas être dur car j'ai dû voir...
4 films l'an passé. ( Comme si j'avais eu le temps ! )
Donc, cette année je vais le prendre le temps.
Je suis donc allé voir tout à l'heure, le plus gros navet
qui doit être sur les écrans en ce moment :
Le jour où la terre s'arrêta.
Bon, c'est vrai, je l'avais pourtant lu partout que c'était nul...
mais...
c'est avec Keanu Reeves !!!
Pour moi, rien que ça c'est une bonne raison.
C'est clair, il a pris un sacré coup de vieux !
Mais bon, ça fait 22 ans que je vois la quasi totalité de ses films, donc c'est normal.
Autant le film ne vaut pas un clou, autant je suis content de l'avoir vu.
Cependant, en commençant l'année de ciné ainsi,
ça ne peux qu'être mieux, à présent !
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